Enfance et jeunesse

Olivia Putman grandit à Paris entre sa mère Andrée Putman, designer et son père, Jacques Putman, collectionneur, éditeur et critique d’art. Le cercle familial et ses sorties adolescentes au Palace lui offrent les rencontres artistiques les plus éclectiques. Elle y croise Andy Warhol, Yves Saint Laurent et devient l’amie de Christian Louboutin et Vincent Darré. Cette époque est une phase d’apprentissage intense qui lui ouvre l’œil et l’esprit.


Début de carrière (1987-1993)

Baccalauréat en poche, Olivia Putman s’oriente vers une licence d’histoire de l’art obtenue en 1987 à la Sorbonne. Elle divise alors son temps et son espace de travail entre Paris et New York. Elle rencontre le peintre ivoirien Ouattara Watts, dont elle deviendra l’agent et Jean-Charles de Castelbajac lui présente l’icône de l’art moderne Jean-Michel Basquiat, avec lequel elle restera amie jusqu’à sa mort. Olivia Putman endosse pour la première fois le rôle de commissaire d’exposition pour « Le chiffre dans l’art contemporain », présenté au Parc floral de Paris à Vincennes en 1988.

Dans la lancée de cette première exposition, Olivia Putman s’investit au sein de l’association Usines Ephémères, qui investit des lieux désaffectés et les convertit en ateliers d’artistes et lieux d’exposition. C’est ainsi qu’en 1990 le collectif transforme 15 000 m² de l’ancien hôpital Bretonneau dans le 18ème arrondissement parisien, qui deviendra l’Hôpital éphémère.


Le paysagisme (1994-2006)

Olivia Putman se tourne vers le Land Art, qui la séduit depuis sa rencontre avec Christian Louboutin, passionné de botanique. En 1994, elle travaille avec Jean-Paul Ganem sur des projets de jardins éphémères associant art et agriculture, comme des compositions en plein champ de lin et de lupin à Saint-Juire-Champgillon, en Vendée. Olivia Putman entre dans une phase de création artistique3 qu’elle conforte avec la reprise de ses études en 1995. Elle accompagne pendant deux ans le paysagiste Louis Benech alors qu’il réaménage entre autres le Jardin des Tuileries, au cœur de Paris. En 1997, Olivia Putman se lance à son compte et réalise son premier jardin personnel au Japon. Dès 2000, son travail est récompensé puisque le projet qu’elle imagine pour le parfumeur Caron reçoit le prix Jardin de Rêve au Festival des Jardins de Saint-Cloud. Olivia Putman collabore ponctuellement avec le studio Andrée Putman, pour lequel elle intervient en tant que paysagiste. Elle conçoit entre autres les jardins et terrasses de la Pagoda House à Tel Aviv et de Marc Jacobs à Paris.

Le studio Putman, de mère en fille (depuis 2007)

En 2007, Olivia Putman prend la direction artistique du Studio Putman, un souhait de longue date de la fondatrice. Elle suit la rénovation de l’hôtel Morgans à New York. Entre 2007 et 2011, elle remporte un concours organisé par Nespresso, en dessinant la gamme Ritual, imagine du mobilier pour Fermob, Emeco ou Serralunga, et un hôtel à Hong Kong Le Rivage. Olivia Putman crée aussi la scénographie de l’exposition Madeleine Vionnet au Musée des Arts décoratifs de Paris7 et celle du chanteur Christophe pour ses concerts à l’Olympia et au château de Versailles. En janvier 2011, Olivia Putman devient également directrice artistique de la maison Lalique.

En décembre 2011, elle dévoile l’aménagement qu’elle a imaginé pour les 5000m² de bureaux de la Fédération Nationale des Travaux Publics. En 2012 Olivia a présenté une collection de tissus pour Pierre Frey, la collection « Orgue » pour Lalique et la collection « Jour de fête » pour le bronzier Charles Paris.

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